considérations sur l'art
et plus spécifiquement sur l'art dit numérique
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danseurs, cessez de vouloir à tout prix entraîner les autres dans
vos ébats centripètes
- l'art subventionné collabore à la propagation des mots d'ordre
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ravage du romantisme : combien faut-il de vies chamboulées pour
paver la voie de "l’accomplissement" d’un seul artiste ?
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tandis que les artistes partent en résidence, leur parentèle est assignée à résidence
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à force de récolter des aides sans semer le moindre projet,
de nombreux acteurs du secteur artistique et culturel sont sortis
excédentaires de la crise sanitaire (et que vos larmes intermittentes
remplissent nos nouvelles piscines permanentes – on trouvera toujours
une forme de ruissellement qui fonctionne)
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le désir de forme préexiste à la réflexion de fond, celle-ci étant
élaborée la plupart du temps a posteriori, souvent même par
un tiers providentiel (voire par le tenancier du bordel)
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la forme elle-même est prescrite par un outillage dont la maîtrise
échappe pour l’essentiel à l’artiste (bien qu'il se rêve en opérateur
de merveilles)
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l’artiste n’est donc pas le maître d’œuvre des artefacts dont il
revendique la création et peine même à exister pour ceux-ci en tant
que maître d’ouvrage autonome (faisant de l'art dit numérique un
territoire sous tutelle permanente)
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sébastien phasme courvoisier
1975—1994—†2024—2025