considérations sur l'art

et plus spécifiquement sur l'art dit numérique

  1. danseurs, cessez de vouloir à tout prix entraîner les autres dans vos ébats centripètes
  2. l'art subventionné collabore à la propagation des mots d'ordre
  3. ravage du romantisme : combien faut-il de vies chamboulées pour paver la voie de "l’accomplissement" d’un seul artiste ?
  4. tandis que les artistes partent en résidence, leur parentèle est assignée à résidence
  5. à force de récolter des aides sans semer le moindre projet, de nombreux acteurs du secteur artistique et culturel sont sortis excédentaires de la crise sanitaire (et que vos larmes intermittentes remplissent nos nouvelles piscines permanentes – on trouvera toujours une forme de ruissellement qui fonctionne)
  6. le désir de forme préexiste à la réflexion de fond, celle-ci étant élaborée la plupart du temps a posteriori, souvent même par un tiers providentiel (voire par le tenancier du bordel)
  7. la forme elle-même est prescrite par un outillage dont la maîtrise échappe pour l’essentiel à l’artiste (bien qu'il se rêve en opérateur de merveilles)
  8. l’artiste n’est donc pas le maître d’œuvre des artefacts dont il revendique la création et peine même à exister pour ceux-ci en tant que maître d’ouvrage autonome (faisant de l'art dit numérique un territoire sous tutelle permanente)

sébastien phasme courvoisier

1975—1994—†2024—2025